• du cirque et de la foire avec des jeux de massacre, une multitude de clowns drôles et mélancoliques, des chiens et singes savants, l’éléphant et l’acrobate
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Acrobate et clown en celluloïd
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• de l’opéra à travers des personnages d’opéra célèbres tels que Carmen, la Traviata
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Faust par Mme Saintot
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• de la danse sous forme de figurines inspirées des ballets classiques tels que Le Sacre du printemps, L’Oiseau de feu, La Bohème, L’Après-midi d’un faune, Rhapsody in blue ou encore des danses folkloriques
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Valse de Strauss par Golia
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• du théâtre avec des représentations des tendres Pierrot et Colombine inspirés de la commedia dell’arte, de véritables théâtres et opéras miniature avec leurs marionnettes et décors, des marionnettes à fil, l’incontournable Guignol
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Théatre miniature et ses décors
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• du cinéma : des lanternes magiques aux poupées représentant des stars du septième art.
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Shirley Temple
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Pantins, poupées, figurines, marionnettes à fil, à main, à doigt, lanternes magiques, dînettes, danseuses, boites à musique, automates, singes, chiens, éléphant en peluche, objets en celluloïd, masques… soit près de 500 pièces d’exception sont présentées dans des décors aux lourds rideaux rouges évocateurs des salles de spectacle.
L’exposition s’articule en 3 axes de lecture :
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- Les jeux conçus comme spectacle pour les enfants : phonographe, poupées à systèmes telles que la valseuse, le siffleur, le gigoteur, l’automate, l’animal mécanique, lanterne magique, opéra miniature, théâtre de Guignol, marionnettes et décors de théâtre…
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- Les jouets qui représentent l’univers du spectacle tels que les poupées à l’image de personnages célèbres, des personnages de la commedia dell’arte, des personnages de cirque…
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- Les jouets qui évoquent l’univers du spectacle pour le plaisir des adultes comme les poupées créées par des artistes ou les passionnés sur les thèmes de l’opéra, du cirque, de la danse ou du théâtre. Ces objets sont plutôt perçus comme une référence culturelle et un modèle esthétique, que comme des jouets.
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• • • • Le cirque
• Origines du cirque :
Les documents les plus anciens représentant des scènes de cirque remontent à 3500 ans avant notre ère. Il y a 3000 ans, les Egyptiens organisaient des défilés de bêtes sauvages venues de toute l'Afrique : lions, chameaux, éléphants.
C'est en Grèce que sont apparus les premiers théâtres en plein air, mais c'est sous les Romains que le stade prit le nom de CIRQUE. Sur les gradins, les spectateurs pouvaient parier sur des combats entre hommes (les gladiateurs) ou sur des « bestiaires » qui affrontaient des animaux sauvages tels que des fauves, ours ou taureaux.
Au Moyen Age, les curieux se bousculaient à la foire pour apercevoir les jongleurs, les montreurs d'ours, les singes savants. Tous les grands rois de France et d'Europe possédaient des ménageries avec des lions, des ours, des lynx ou des panthères.
Vers le milieu du XIX siècle, la France connut un considérable développement des cirques.
• Le cirque et son spectacle :
- LA MENAGERIE- est une collection d'animaux. Autrefois, grâce aux animaux venus d'Afrique ou d'Inde, les ménageries permettaient de donner des leçons d'histoire naturelle.
- LES FUNAMBULES- travaillent à deux mètres du sol et se servent d'un balancier pour se maintenir en équilibre.
- LES ACROBATES ET AERIENS- l'acrobatie au sol est le travail de base de tous les métiers du cirque dont les figures principales sont la rondade, le flip-flop, la roue, la roulade et le saut périlleux. Les aériens sont les acrobates qui travaillent en l'air, avec des cordes et des anneaux.
- LES TRAPEZISTES- Le trapèze est un numéro vedette, car il mêle le risque suprême au rêve de l'homme de voler par ses propres moyens. Il est exécuté par deux artistes, le "voltigeur" qui vole, et le rattrapeur sur la balançoire, nommé "porteur".
- LES JONGLEURS- jettent en l'air toutes sortes d'objets (balles, massues, chapeaux, assiettes, ...) Le jonglage nécessite vitesse et souplesse.
- LES CYCLISTES- pédalent en avant, en arrière sur des monocycles.
- LES CHEVAUX- les numéros équestres sont à l'origine du cirque, sa piste ronde de 13 mètres correspond à la longueur de la chambrière, fouet du dresseur. Les numéros équestres sont de trois sortes: la haute cole, la voltige, le dressage.
- LES FAUVES- à l'origine, les animaux étaient dressés en férocité : les numéros étaient brutaux. De nos jours, on préfère le dressage en douceur qui par une bonne observation et beaucoup de patience permet de faire obéir le fauve. Le dompteur accomplit son travail dans une haute cage de fer qui occupe toute la piste et est reliée à la ménagerie par une série d'anneaux appelée tunnel.
- LES ELEPHANTS- spectaculaire par sa taille et sa force, c'est le plus grand animal de la ménagerie. Il est difficile à dresser, mais c'est un des plus doués: il peut tenir en équilibre sur un piédestal, marcher en s'appuyant sur le dos de son prédécesseur, jouer de la musique, faire du tricycle.
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Dompteuse d'élephant et d'ours
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- LES OURS- sont dressés depuis longtemps. Les ours polaires sont des bons équilibristes, certains arrivent à être jongleurs antipodistes, d'autres à monter à bicyclette.
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iIlustration ours au cirque
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ours cymbalier mécanique
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- LES SINGES- au siècle dernier les singes étaient dressés à imiter l'homme dans toutes ses attitudes, ses repas, ses promenades en calèche ou à bicyclette. Le public d'aujourd'hui préfère les voir montrer leur agilité naturelle, sauter à la bascule ou faire de la barre fixe.
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Singe en peluche a trainer
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Fillette dansant avec son singe par Catherine Dève
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- LES CHIENS- savants sautaient dans des cerceaux, tiraient des charrettes, dansaient ...
De petits animaux ont aussi fréquenté la piste: colombes et perruches, poules, oies et même chats ont été dressés et présentés habillés.
- LES CLOWNS- sont de grands artistes car ils doivent être à la fois des comédiens, des acrobates et des bons musiciens. Vers 1870, le numéro de clown se double de l'Auguste avec son nez rouge, son costume trop grand pour lui et d'énormes chaussures qui contrastent avec l'élégante robe pailletée et le chapeau en cône du clown blanc. L'Auguste de soirée est celui qui bouche les trous pendant l'installation du matériel pour les numéros suivants.
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3 clowns par Golia
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Clown automate
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L'origine du clown n’est pas dans la comédie italienne, ni chez les fous des fêtes populaires, les farceurs du Moyen Age ou les histrions errants de l'époque féodale, ni chez les mimes grecs ou romains. Le clown, de traditions toutes récentes, n'a pas d'ancêtres au-delà de quelques générations. Ils naquirent tous du besoin inné de rire chez l'homme et de tourner en ridicule certains de ses semblables, et c'est là la seule continuité et la seule raison qui explique l'apparition et la disparition des types comiques à travers les âges.
Le clown blanc a un maquillage blanc, le bout des oreilles bleu et des sourcils broussailleux révélant son caractère. Selon la tradition, il se déplace sur la piste toujours dos au public, ne le regardant jamais. Il utilise ses bras de façon très digne et démonstrative, semblant dire au public « Regardez comme je suis beau ». Son univers est réglé et c'est lui qui commande.
L'Auguste est le clown au nez rouge (le plus petit des masques) et porte un maquillage sur la bouche, les joues et les yeux de type fixe révélant son caractère. Selon la tradition, il peut traverser la piste et aller dans le public. Il déstabilise le clown blanc, même s'il est plein de bonne volonté. Le clown doit réaliser une performance au travers d'un numéro dans lequel les accidents s'enchaînent. Son univers se télescope souvent avec celui du clown blanc, qui le domine.
• Le cirque et le jouet :
L’univers magique du cirque a largement été transposé en jouets et plus particulièrement le personnage du clown sous forme de poupée. De très nombreux fabricants de poupées aux XIX et XXe siècles ont créé des clowns aux costumes bigarrés, aux maquillages multicolores, aux expressions grotesques. L’usage d’inclure dans la garde-robe des poupées classiques un déguisement de clown ou d’autres artistes circasiens était également largement répandu. Les animaux ont, de leur coté, servi de modèle pour les peluches : singes, ours mécaniques, éléphants sur roulettes…
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• • • • Les personnages de la commedia dell'arte
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Illustration sur le théatre
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Les principaux personnages des pièces de théâtre inspirés de la tradition italienne sont : Arlequin, Pulcinella, Colombine, Pantalone.
Certains d’entre eux ont été déclinés en poupées, automates, marionnettes ou jouets , tout comme d’autres personnages typiquement français tels que Polichinelle (qu’il ne faut pas confondre avec la « maschera » napolitaine de Pulcinella), Pierrot ou Scaramouche.
• Pierrot
Pierrot à suspendre
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Dans la Commedia dell’arte, il apparaît comme un valet naïf mais honnête. Il est amoureux de Colombine. C’est un personnage drôle, bien éloigné du Pierrot lunaire que l’on connaît. C’est aussi un poltron. Son plus gros défaut est probablement la distraction, à l’origine de la plupart des quiproquos de la Commedia dell’arte. Joueur, il aime faire des farces, et se déguise volontiers. Il peut également pleurer, mais il fait aussi preuve d’une gloutonnerie apparemment sans fin.
Le Pierrot naïf, amoureux et rêveur que nous connaissons tous n’est apparu qu’au XIXème siècle dans le Théatre de Paris et a remplacé le rôle de l’Arlequin ignorant et balourd, dont il a adopté le caractère. Son costume blanc est lui, inspiré de celui de Pulcinella.
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• Arlequin
Mignonnette en costume d'Arlequin
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Ce valet de Bergame porte un chapeau qui ne couvre pas complètement son crâne rasé. Sa toque est ornée d’une queue de lièvre. Son costume haut en couleur avait peut-être pour origine un vêtement misérable troué, couvert par divers morceaux de tissus. Au XVIIème siècle, les loques deviennent des triangles bleus, verts et rouges, disposés symétriquement et bordés d’un galon jaune. Il porte des chaussures plates, plus légères, lui permettant d’accomplir mille pirouettes et acrobaties. Une bourse est attachée à sa ceinture, ainsi qu’une batte lui servant de gourdin.
A l’origine rustre, naïf et balourd, le personnage est devenu plus rusé, vif, cynique, immoral, usant parfois d’un langage scatologique. Optimiste, il trouve toujours une solution à tout. Paresseux, gourmand et coureur de jupons, il sait aussi être gentil et fidèle. Il est le préféré des enfants, car, à bien des traits, il leur ressemble. Aussi, il s’apparente au chien par sa fidélité et obéissance, au singe par son agilité et au chat par son autonomie et indépendance. Arlequin aime à s’amuser et faire de l’esprit.
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• Polichinelle
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Mignonnettes en costumes de Polichinelle
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Polichinelle à cheval, jouet à trainer
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Ce personnage est issu du valet Pulcinella de la commedia dell'arte italienne. Il a l'esprit vif, moqueur et cynique. Il est batailleur, menteur, brutal et parfois même cruel. Sa gourmandise frise la gloutonnerie.
Son aspect physique le distingue de son homologue italien. Il a une double bosse par-devant et par-derrière, un nez crochu, un costume ample et un bicorne parfois décoré par quelques plumes ainsi qu'un masque noir et brillant. Ce n'est pas le cas de Pulcinella qui ressemble plus à un Pierrot tout de blanc vêtu et souvent dépourvu de bosse.
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• • • • Les marionnettes
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Marionnette sicilienne
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Marionnettes pour théatre miniature
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Marionnette à fil par Chris Noel
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• Définition et origines
En français, le mot Marionnette nous vient du Moyen-Age et désigne, à l'origine, une petite poupée représentant la vierge Marie d'où le surnom de "petite Marie". Dans les autres pays d'Europe, on désigne les marionnettes sous des vocables qui signifient "poupée qui joue". Ainsi, en allemand, on les appelle puppe, en anglais, puppet, sauf la marionnette à fils qu'on appelle aussi marionnette; en espagnol, titere; et en italien, burattino ou pupazzi, selon qu'elles soient à gaine ou à fils.
La marionnette, en elle-même, se présente comme une figurine articulée que l'on peut manipuler directement, comme c'est le cas avec les marionnettes à gaine, ou indirectement à l'aide de fils ou de tiges. Pour être façilement manipulables, les marionnettes sont constituées de matériaux légers et souvent fragiles.
La fragilité des marionnettes rend leur conservation difficile et c'est une des raisons pour lesquelles il est difficile de fixer avec précision leur origine. De plus, les témoignages écrits qui s'y rattachent sont peu nombreux. Malgré ces difficultés, de nombreux musées possèdent des marionnettes datant de l'Antiquité ce qui tend à démontrer qu'elles devaient être très nombreuses et donc populaires.
Quoi qu'il en soit, on peut affirmer, sans risque d'erreur, que les marionnettes n'ont pas une origine matérielle commune. Elles apparaissent à des époques différentes chez des peuples qui n'ont pas de liens particuliers. Ainsi on les retrouve, bien sûr, en Europe et en Asie, mais aussi en Afrique (en Égypte notamment) et aux Amériques. On retrouve aussi des poupées articulées (dont on ne peut affirmer avec certitude qu'il s'agit bien de marionnettes) un peu partout sur la planète aussi bien en Polynésie que chez les Inuits de l'Arctique.
Mais pour l'essentiel, les marionnettes et l'art de leur manipulation se sont surtout développés en Asie et en Europe.
• Le spectacle de marionnettes
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Opéra miniature avec marionnettes
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Il est fascinant de constater que, partout où elles ont évolué, elles l'ont fait d'une manière très similaire. Tout d'abord, les marionnettes ont essentiellement servi à des fins religieuses pour illustrer les mythes fondateurs de la religion. Plus tard, elles se sont sécularisées en racontant les exploits des héros légendaires. Elles ont enfin fini par se rapprocher de plus en plus du quotidien des gens, essentiellement par le biais de l'humour et de la fantaisie.
Vers 1610, Giovanni Briocci passe de l'Italie à la France avec ses burattini (marionnettes à gaine) et francise son nom en Jean Brioché vers 1649. Son burattino le plus célèbre s'appelle Polichinelle, si le nom vient sans doute du personnage de Pulcinella, il en est different par son allure, son costume et son caractère qui ont évolué.
Chez les marionettes aussi un personnage peut se modifier, se transformer et cela aussi bien dans le temps que dans l'espace. On le voit bien avec Pulcinella qui devient Polichinelle en France, Punch en Angleterre, don Cristobal Polichinela en Espagne, et même Petrouchka en Russie ! On le verra aussi avec Girolamo le paysan lombard naïf et finaud qui devient Chignol à Lyon et fut finalement métamorphosé pour devenir Guignol.
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Spectacle de marionnettes présenté par les poupées
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• Guignol
Illustration le spectacle de marionnettes
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Guignol est une marionnette française créée à Lyon par Laurent Mourguet en 1808.
Laurent Mourguet, ouvrier en soie, traverse au début du XIXème siècle une période difficile et pour survivre prend l'initiative de devenir marchand-forain.
A force de fréquenter foires et marchés, de côtoyer d'habiles bonimenteurs, il se munit d'un castelet pour attirer, grâce à Polichinelle, sa clientèle.
Puis délaissant Polichinelle, marionnette en vogue à l'époque, il crée Guignol. Dès lors, ce sympathique personnage à la tête de bois prend le parti des petites gens. Il clame l'injustice sociale, égratigne de sa verve intarissable les bourgeois comme les autorités régionales ou nationales. Son savoureux accent, son esprit frondeur, son impertinence, son côté fougueux mais bon enfant font de Guignol une marionnette populaire et attachante. Aujourd’hui, les spectacles de Guignol attirent toujours des foules d’enfants ravis.
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• • • • La lanterne magique
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Illustration de lanternes magiques
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Lanterne magique
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La lanterne magique, ancêtre des appareils de projection, est décrite pour la première fois en 1671. L’inventeur allemand, Athanasius Kircher (1601-1680), donne une description complète de cet instrument d'optique.
Trois éléments de base la constituent : une source lumineuse (une bougie, lampe à huile puis plus tard une ampoule électrique), une plaque de verre peinte et une lentille convergente.
Les images peintes sur cette plaque étaient ainsi agrandies et projetées sur un écran.
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Plaque de lanterne magique
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Plaque de lanterne magique
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Plaque de lanterne magique
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Plaque de lanterne magique
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De nombreuses variations de la lanterne magique existent : on y ajoute un miroir concave et d'autres lentilles pour concentrer la lumière, la source lumineuse est de diverses natures... On invente même une lanterne à double objectifs permettant le fondu enchainé entre deux plaques de verre. Les plaques de verre elles-mêmes sont parfois munies de petits mécanismes permettant d'animer partiellement l'image et de développer l'imagination des spectateurs.
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Séance de lanterne magique chez les poupées
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Améliorée et commercialisée du vivant de Kircher par le physicien danois Thomas Walgenstein, la lanterne magique devient rapidement très populaire. Des bonimenteurs utilisant des orgues de barbaries donnaient très fréquemment vie à ces spectacles. Pendant plusieurs siècles, la lanterne magique a été l'instrument de prédilection des sorciers et des charlatans, leur permettant d'exploiter la crédulité des populations analphabètes en simulant l'apparition de monstres et de fantômes.
Les lanternes ont également été réalisées en petite taille pour les enfants avec des plaques illustrées d’historiettes ou de dessins.